communiqué des winners concernant l’accessibilité du stade en ces périodes de travaux, et le questionnement du choix de faire jouer l'OM au vélodrome pendant trois saisons malgré les travaux...
Ce samedi après-midi, au coup de sifflet final, l'heure était évidemment à l'explosion de joie, tant une victoire - et même un match nul - était inespérée. Un dénouement qui a évité de vivre une journée cauchemar, du terrain aux tribunes, et qui aurait plongé le club dans un contexte difficile après la défaite à Sochaux et les histoires extra-sportives qui ont fait la une des journaux tout au long de la semaine...
Le Vélodrome fait peur, mais plus aux adversaires, il nous fait peur à nous ! Et, jusqu'à la fin des travaux, difficile d'entrevoir une amélioration, même pour les plus optimistes. Il y a quelque temps, venir au Vélodrome, quel que soit le classement de l'OM ou les conditions climatiques, était naturel pour les Marseillais. Aujourd'hui, on a presque envie de dire merci à tous ceux qui continuent de venir au stade pour leur club, leurs couleurs et leur ville et qui refusent de voir mourir une enceinte mythique qui est malheureusement en perdition totale de match en match...
Le bâchage et la mise en place du tifo avait mal débuté dès notre arrivée. L'Olympique de Marseille n'ayant pas communiqué sur l'avancement des travaux dans le Virage Sud, la première partie du tifo fut annulée. En effet, les premiers piliers, qui serviront à soutenir la charpente lors de la construction du toit, sont venus éventrer la zone Winners (comme le haut du Virage Depé depuis plusieurs matches). Ensuite, les fortes rafales de vent sur le haut du virage ainsi que les premières gouttes de pluie allaient mener à une annulation totale du tifo prévu initialement.
Avec un stade terminé, quelles que soient les conditions climatiques, ce genre d'imprévus seront de vieux souvenirs. Avec un stade terminé, les marseillais vont peut-être aussi revenir du côté du boulevard Michelet. Car le Vélodrome faisait peine hier soir, comme souvent depuis la saison 2010-2011. A se demander, s'il n'avait pas été plus judicieux de la part du club de jouer les rencontres à domicile dans un autre stade, même avec une capacité moindre. De toute façon, un stade de 20 000 places nous suffirait amplement cette saison ! Et le pire reste à venir, car le jour où la destruction de Jean-Bouin débutera, ça sera open bar pour le Mistral !
Nous allons plutôt nous concentrer sur les points positifs pour éviter de nous faire prescrire des antidépresseurs. La victoire d'abord, laborieuse (ce n'est plus une surprise) mais permettant de consolider notre place sur le podium et mettant en valeur les forces mentales de ce groupe uni manifestant sa joie ensemble sur la signature finale d'un Gignac une nouvelle fois décisif, comme à l'aller, et concluant le récit d'une histoire qui était bien mal engagée. L'autre point positif, c'est que cette semaine nous jouerons deux matches à l'extérieur et que nous éviterons la punition du Vélodrome. En déplacement, nous sommes fiers d'être des supporters marseillais, même après une défaite comme à Sochaux. Au Vélodrome, nous le sommes de moins en moins, même après une victoire.
Finalement, de Rouen à Rennes, c’est un plaisir d'avaler 3906 kilomètres en 5 jours. Nous continuerons de nous nourrir de ces déplacements pour raviver sans cesse la flamme de notre passion en attendant de retrouver un vrai Vélodrome !
Hasta la victoria siempre !
j’approuve à 100%. une délocalisation des matchs pendant une saison complète aurait permis de raccourcir des travaux qui pénalisent le club finalement, autant au niveau de la billetterie que de l'ambiance.
c'est un mal pour un bien on en est tous conscients, mais les matchs à domicile compliquent les travaux et l'inverse est aussi vrai...